Et si le Cloud n’arrivait plus à suivre la montée en puissance des objets connectés ?


le Lundi 2 Décembre 2019 à 21:44

C’est un sujet publié sur le site web d’Atos, une entreprise de services du numérique (ESN) française, l’une des dix plus grandes au monde, qui retient l’attention. Et si, avec la multiplication des objets connectés dans les villes, les transports, les maisons…, les données qu’ils génèrent arrivaient à saturer les datacenters de stockage répartis sur la planète. Et si le Cloud, le nuage de données, virait à l’orage ?


Le nombre croissants d'objects connectés pourrait faire imploser le Cloud (Photo Adobe Stock)
Le nombre croissants d'objects connectés pourrait faire imploser le Cloud (Photo Adobe Stock)
Il faut se rendre à l’évidence, avec la montée en puissance de la Smart City, ses capteurs et les milliards de données qu’il va falloir gérer, le « Cloud Computing », ces serveurs implantés dans des datacenters répartis sur la planète pourrait bien imploser ou tout au moins engendrer des embouteillages sur les autoroutes de l’information. On a beau augmenter la taille, le nombre et la rapidité de ces datacenters, le nombre de données croit encore plus vite, à l’exemple de ces routes à plusieurs voies que les collectivités aménagent et qui accélèrent l’implantation de zones d’activité et de zones pavillonnaires en périphéries et qui se retrouvent très vite saturées.
 
Que se passerait-ils si dans l’industrie, les services de transport, les hôpitaux, les voitures connectées, les services de sécurité, tous ce qui dépend désormais du Cloud, se figeait, ne serait-ce qu’un instant. Des milliards d’opération pourraient partir à la trappe et les applications qui en dépendent ne plus fonctionner. 
 
A l’horizon 2025, et ce n’est pas si loin, le nombre d’objets connectés aura triplé pour atteindre 75 milliards d’appareils envoyant chacun des données vers le nuage. « Aujourd’hui, 80% des données générées viennent des datacenters eux-mêmes, et seulement 20% des machines connectées et plus particulièrement des téléphones, des voitures. » explique Emmanuel Le Roux, Global Head of Big Data chez ATOS, « mais d’ici 2025, les deux chiffres vont s’inverser. Ce qui va nécessiter environ cinq fois plus d’espace de stockage… et de gros soucis de bande passante ».
 
Ce n’est pas le thème du prochain film de sciences fictions en préparation, dans les studios d’Hollywood, mais bien une réalité. Pour les experts il y a donc urgence à trouver des solutions avant que le « cerveau névralgique », sur lequel repose le système soit dépassé par les événements. « Ce n’est pas un, mais cinq problèmes qui se posent aujourd’hui avec le cloud », alerte Emmanuel Le Roux. « Il y a la croissance du volume des données, la latence et le coût du stockage qui en résultent, la difficile sécurisation des données et le manque d’autonomie en cas de problème de réseau ».
 

Un moyen d’assurer une meilleure sécurité des données

Selon ATOS ce système a déjà été déployé dans les premières voitures autonomes. Ces dernières embarquent un mini datacenter, installé à l’intérieur de l’habitacle, lequel stocke les données émises par les appareils installés à bord (caméra, radar, capteurs... Celui-ci traite une partie afin de prendre des décisions en temps réel. D’autres cas d’usage, notamment dans l’industrie embarquent déjà cette technique et notamment dans la surveillance vidéo et les chaines de production vidéo. 
 
Et cette technologie de traitement en local est désormais installée dans les derniers smartphones, lesquels sont équipés de puces Edge dédiées à l’intelligence artificielle et qui permettent d’optimiser l’appareil photo et des taches offline comme la traduction ou la saisie prédictive. Dans de nombreux cas, les données d’usage restent stockées dans le téléphone, seuls les résultats post-analyse sont acheminés jusqu’au Cloud.  
 
L’Edge pourrait-il alors remplacer le cloud ? Pas vraiment, certaines données sont relativement peu gourmandes en trafic, c’est notamment le cas du secteur du bâtiments où les capteurs ne contrôle le plus souvent que des températures. Pour ATOS, les systèmes doivent cohabiter, la partie Edge permettant surtout de conserver sur places les données confidentielles dont le volume devient de plus en plus important. 
 
Jusqu’ici, les cerveaux de nos objets intelligents, ceux qui contiennent nos données, étaient rangés à distance dans les serveurs climatisées du cloud, sans que l’on sache vraiment où et peut-être à la portée d’entité malveillante. Grâce au Edge Computing, nos datas peuvent enfin rester au plus de l’utilisateur, lui garantissant alors une meilleure sécurité.
 
(Source ATOS)





              


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