Face à cette dépendance, plusieurs alternatives ont été avancées :
GNL, biocarburants, hydrogène (sa production demande énormémént d'eau, sans compter son aspect très inflamable), e-fuels…
Toutes ne présentent ni la même efficacité énergétique, ni la même capacité à être déployées massivement.
Une conclusion se dessine :
L’ELECTRICITE PRENDRA LA PLUS GRANDE PART DE CE QUI REMPLACERA LE PETROLE DANS LE TRANSPORT ROUTIER.
DES LORS, LA QUESTION CHANGE COMPLETEMENT.
Le sujet “Le camion électrique va-t-il s’imposer ?” est obsolète.
En revanche la question : “Serons-nous capables de construire assez vite l’infrastructure nécessaire pour le faire rouler ?” S'impose.
Les poids lourds électriques arrivent, les autonomies progressent et les puissances de recharge atteignent désormais des niveaux permettant d’envisager des usages longue distance.
Le risque pourrait donc se déplacer : demain, ce ne sera peut-être plus le camion qui manquera, mais la prise.
Olivier Becker, fondateur d’Evergreen, entreprise spécialisée dans les infrastructures de recharge pour poids lourds électriques, apporte un éclairage très concret sur cette nouvelle bataille industrielle :
🚀Pourquoi la recharge devient-elle le prochain goulot d’étranglement du transport routier ?
🚀La France construit-elle ses infrastructures au rythme où les transporteurs électrifient leurs flottes ?
🚀Où faut-il installer les futures « stations-service électriques » des poids lourds ?
🚀Quelle puissance électrique faudra-t-il mobiliser sur les grands corridors logistiques ?
🚀Et surtout : qui prendra le risque d’investir dans l’infrastructure avant que l’ensemble de la flotte ne soit électrique ?
Ce sujet dépasse largement l’écologie : il touche désormais à la compétitivité des transporteurs, à l’énergie, à l’aménagement du territoire et à la souveraineté logistique française.