La Blockchain, un outil qui va bouleverser nos vies


Rédigé par Yannick Sourisseau le Lundi 13 Mars 2017 à 11:11

Les acteurs de l’écosystème numérique n’ont plus que ce mot à la bouche. C’est quoi la technologie « blockchain » dont tout le monde nous parle et qui pourrait, selon ceux qui sont les plus avancés dans le domaine, révolutionner le monde. Tentons d’y voir un peu plus clair pendant qu’il est encore temps.


Evolution ou révolution, la blockchain va sans doute modifier notre perception d'internet (Fotolia)
La « blockchain », « pourrait changer le monde » titrait The Economist en octobre dernier. Pour Libération c’est même « une révolution » ou encore « une technologie avec un potentiel immense » pour le magazine de la finance Finyear quotidien. Pour tous ceux qui l’on abordé, la blockchain est un outil novateur et révolutionnaire qui, selon de nombreux spécialistes, s’apprête à bouleverser nos vies comme l’ont fait avant elle l’imprimerie et Internet.
 
Mais c’est quoi cette nouvelle technologie ? Pour faire simple, la blockchain que l’on traduit par « chaîne de données » est une technique de stockage et de transmission d’informations, un nouveau protocole de gestions de données numériques. Une grosse base de donnée, en quelque sorte, ce qui n’a rien d’extraordinaire si ce n’est qu’elle est transparente : chacun peut consulter les échanges, sans organe central de contrôle : elle est fondée sur des échanges Peer to Peer (chaque client est aussi serveur),  Infalsifiable et sécurisée : contrairement aux bases de données classiques, elle est « distribuée », les différents exemplaires existant simultanément sur différents ordinateurs baptisé "nœuds" du réseau. Un moyen selon ses initiateurs d’être piraté.
 
« Imaginez un très grand cahier, que tout le monde peut lire librement, gratuitement, sur lequel tout le monde peut écrire, qui est impossible à effacer et indestructible » écrit le mathématicien Jean-Paul Delahaye 

Origine et fonctionnement de la blockchain

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La première blockchain est apparue en 2008 avec la monnaie numérique « Bitcoin  », développée par un inconnu se présentant sous le pseudonyme Satoshi Nakamoto. Si la blockchain et le bitcoin ont été construits ensemble, aujourd’hui de nombreux acteurs (entreprises, banques, gouvernements, …) envisagent l’utilisation de cette technologie pour d’autres cas que la monnaie numérique.
 
Si le Bitcoin est un exemple de monnaie programmable, toute blockchain publique fonctionne nécessairement avec une monnaie ou un token (jeton) programmable.
 
Les transactions effectuées entre les utilisateurs du réseau sont regroupées par blocs. Chaque bloc est validé par les noeuds du réseau appelés les “mineurs”, selon des techniques qui dépendent du type de blockchain. Dans la blockchain du Bitcoin cette technique est appelée le “Proof-of-Work”, preuve de travail, et consiste en la résolution de problèmes algorithmiques.Une fois le bloc validé, il est horodaté et ajouté à la chaîne de blocs. La transaction est alors visible pour le récepteur ainsi que l’ensemble du réseau.

Le potentiel de la blockchain

« Le caractère décentralisé de la blockchain, couplé avec sa sécurité et sa transparence, promet des applications bien plus larges que le domaine monétaire », peut-on lire sur le site web de Blockchain France.  

L’utilisation de la blockchain peut être classée en trois catégories : Les applications pour le transfert d’actifs ( titres financier, votes, actions, obligations…) Les applications de la blockchain en tant que registre, en assurant ainsi une meilleure traçabilité des produits et des actifs. Les « smart contracts » : Programmes autonomes qui exécutent automatiquement les conditions et termes d’un contrat, sans nécessiter d’intervention humaine une fois démarrés. Dès lors, les champs d’exploitation sont immenses : banques, assurance, immobilier, santé, énergie, transports, vote en ligne… autant de sujets pour lesquels les blockchains pourraient remplacer les « tiers de confiance » centralisés des banques, notaires, cadastre,… par des systèmes informatiques distribués. Ces promesses ne sont pas exemptes de défis et de limites, qu’elles soient économiques, juridiques, de gouvernance, ou encore écologiques.
 
Et pour aller plus loin, la blockchain qui pèse 6 milliards d'euros par an dans le monde selon une étude de Goldman Sachs Investment Research, pourrait même, selon certains observateurs, « ubériser » Uber et toutes les plateformes d’intermédiation comme Airbnb. Puisqu’il n’y a plus besoin de tiers de confiance, les utilisateurs pourront effectuer des transactions de P2P (peer-to-peer), directement avec un chauffeur ou un loueur, sans pratiquement aucune commission et surtout sans intermédiaire. Autant dire que ça pose question notamment dans les services fiscaux français qui envisagent de taxer les utilisateurs de ces plateformes collaboratives.
 
Source : Blockchain France  
 
A lire pour en savoir plus : La Blockchain décryptée  





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