La SNOC transforme les idées en objets connectés


Rédigé par Yannick Sourisseau le Samedi 11 Février 2017 à 17:06

Installée au cœur de la Wise Factory à Saint Sylvain d’Anjou (Angers), une jeune entreprise dirigée par des anciens de Packard-Bell, a réussi son entrée dans le paysage de l’Internet des Objets (IoT). La Société Nationale des Objets Connectés (SNOC) s’est fixée pour objectif de créer des objets connectés à la demande et qui répondent à des usages métiers bien précis.


Yannick Dessertenne présentant un pluviometre connecté envoyant des informations sur le smartphone de son entreprise via le logiciel installé sur le Cloud
Il s'était fait remarqué par le président François Hollande, lors de l’inauguration en juin 2015 de la Cité de l’Objet Connecté, en présentant une robe connectée portée par une ex-miss France. Yannick Dessertenne le président fondateur de la Société Nationale des Objets Connectés, se souvient encore de cette visite immortalisée par les nombreux médias qui suivaient le Président de la République. Sans vraiment savoir si ce dernier s’est arrêté sur le stand pour le charme de la jeune fille ou ce qu’elle portait, Yannick Dessertaine retient surtout que ce produit a donné une certaine image à l’entreprise sur le marché. « Ça nous a permis de travailler avec des professionnels qui ont vu dans ce produit d’autres applications ».
 
Depuis l’entreprise a bien progressé et tout en respectant le cap qu’elle s’était fixé elle commence à être reconnu dans l’écosystème numérique avec un concept décliné en trois parties complémentaires, gérées par les trois créateurs de l’entreprise : la fabrication de cartes électroniques pour des objets connectés, l’édition d’un logiciel qui permet de traiter les informations envoyées par les objets connectés, via le Cloud, avec des services annexes, et enfin un département de vente en ligne de pièces électroniques et d’objets connectés.
 
« Le principe de la Société Nationale des Objets Connectés c’est de proposer aux entreprises et aux porteurs de projets, des solutions technologiques simples, efficaces et pérennes. Des briques en open source pour concevoir rapidement des prototypes », précise  Yannick Dessertenne, en présentant son entreprise.
 
Nous sommes porteurs des technologies, mais nos clients sont les porteurs de l’usage

C’est parce qu’il a estimé les énormes possibilités de développement qu’offrent les objets connectés que Yannick Dessertenne a décidé de se lancer dans l’aventure avec deux autres collègues de l’entreprise d’informatique Packard Bell, laquelle a connu ses heures de gloire à Angers au début des années 2000. «  Les perspectives de développement des objets connectés sont très importantes. Les réseaux bas débits  , la miniaturisation des capteurs, et la baisse de consommation des produits électroniques ouvrent de nouveaux champs d’expérimentation et peuvent permettre de résoudre des problèmes impossibles à solutionner hier ».
 
Toutefois, Yannick Dessertenne dont l’entreprise occupe des secteurs laissés libres par l'électronique à grand développement industriel, est conscient qu’il ne pourra pas résoudre à lui seul toutes les problématiques qui se posent aujourd’hui dans bon nombre d'entreprises. Sans pour autant se restreindre.
 
« Aujourd’hui nous sommes plutôt orientés vers l’accompagnement des entreprises sur les premières phases de développement des produits, du prototypage à la présérie. Nous sommes très agiles et répondons dans des délais extrêmement courts à des besoins. Nous sommes porteurs des technologies, mais nos clients sont les porteurs de l’usage. L’idée c’est de trouver la bonne alchimie entre les deux ».
 
Second locataire de la Wise Factory avec la Cité de l’Objet Connecté, la SNOC qui a rejoint Angers Smart City Platform (PAVIC), se porte plutôt bien même si Yannick Dessertenne reconnaît que la troisième année n’est pas toujours la plus facile pour les jeunes entreprises.  
 
Pour en savoir plus : http://snoc.fr/

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