La Smart City au cœur du développement urbain pour mieux aborder son évolution.


Rédigé par Tony Canadas le Mardi 18 Avril 2017 à 09:49

Comment faire en sorte que notre ville fonctionne mieux et soit plus agréable à vivre ? C’est la question récurrente que se posent tous les gestionnaires et habitants des grandes métropoles, comme des petites villes. Surtout que toutes les projections le confirment : la population urbaine devrait augmenter rapidement dans les prochaines décennies.


Comment faire pour qu'une ville puisse rester agréable à vivre malgré l'augmentation prévisible de sa population. (photo LDD Pixabay)
Pour les urbanistes comme pour les gestionnaires, ce n’est plus un secret : la population urbaine connaît une croissance exponentielle et, d’ici 2050, 70 % des habitants de notre planète devraient être des citadins. Alors nous devons donc faire en sorte que nos villes soient plus agréables à vivre.
 
La smart city, fruit d’une coopération étroite entre urbanisme et technologie, peut répondre à cette projection. Toutefois, avant de se lancer dans la construction ou l’aménagement d’une ville intelligente, il faut commencer par comprendre le comportement de ses habitants. Cela devrait permettre ensuite de fournir les informations dont ils auront besoin pour prendre des décisions « intelligentes ».
 
C’est donc une évidence, la Smart city doit d’être orchestrée par le citoyen... Au cœur de cette coconstruction, les collectivités, les entreprises privées et les usagers doivent en être les acteurs, ceux qui, par leurs différences  autant que leurs complémentarités, permettront de parfaire le dynamisme du territoire.
 
Partant de cette affirmation, comment peut-on voir les choses ? Les citoyens expriment des souhaits, les politiques les traduisent pour définir les contours de la stratégie. Quant aux partenaires privés, ils en dirigent l’application au quotidien.
 
En définitive, une vision systémique du territoire suppose une réorganisation des métiers et un réajustement des « business model » pour ajouter, aux produits tangibles de consommation, une offre de services performante.
 
Mais revenons un instant aux fondements du développement urbain pour mieux aborder les évolutions actuelles. La ville est et sera, toujours et partout, construite autour de 4 invariants : le citoyen, les infrastructures, l'espace public, lequel constitue un lieu de brassage et de mixité, et le bien commun  c’est à dire l'intérêt général.
 
Avec les nouvelles technologies, le développement d'Internet et de l'intelligence communicante, est venu s'ajouter un cinquième invariant, celui de la révolution omniprésent et de ses outils qui bouleversent nos vies dans nos villes, hors du temps et des espaces.

Il faut également évacuer l'idée selon laquelle une ville connectée est une ville intelligente

Les défis auxquels doit faire face une ville sont, eux aussi, plutôt constants dans le temps et dans les contextes. Nous pouvons ainsi faire ressortir 4 grands défis : social, culturel, économique et écologique. Chaque ville possède sa propre personnalité, elle est le produit d'une histoire, elle est à l'image de ses habitants et de leur projet commun. Pour résumer, on pourrait parler d’organisme vivant. Tenir compte de ce contexte est très important, sans cela nous pourrions parler de territoire intelligent, tant ce contexte est déterminant.
 
Prenons l'exemple de l'auto-partage. Dans les grandes villes européennes, c'est une solution appréciée et soutenue par les populations qui y voient la possibilité de réduire leurs coûts de transport tout en contribuant à l'amélioration de leur environnement. Nous pouvons également parler de pouvoir d'achat.
 
En dépit des différences entre chaque commune, il nous est pourtant possible de nommer l'objectif commun des territoires qui est l'amélioration de la qualité de vie. Et pour cela, les maires y parviendront en activant les trois leviers importants : l'inclusion sociale, la réinvention des infrastructures urbaines et la révolution technologique.
 
Au croisement de ces 5 invariants, et de ces 4 défis, il s'agit de mobiliser ces trois grands leviers pour définir la feuille de route d'une ville plus durable et viable.
 
Il faut également évacuer l'idée selon laquelle une ville connectée est une ville intelligente, l'intelligence des villes, c'est ce souci constant de l'amélioration de la qualité de vie, c'est placer l'humain, tous les humains, au cœur du projet urbain. D’ailleurs, si la ville connectée ne crée pas du lien social, elle peut devenir paradoxalement régressive, favorisant l'isolement. Le citoyen et la ville ne doivent pas être incompatible mais au contraire ne faire qu'un...

Par  Tony Canadas - Le Citoyen Moderne

 





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