La crise sanitaire n’impacte pas vraiment les projets immobiliers des français


Rédigé par Yannick SOURISSEAU le Mercredi 24 Février 2021 à 10:34

Avec l’arrivée des variants de Covid-19, les restrictions sanitaires et la crise économique qui en découlent, un français sur deux, envisage de faire évoluer son projet immobilier, même si, selon Drimki, pionnier français de l'estimation immobilière en ligne et la société d’études et de conseil BVA (*), le marché immobilier résiste et continue même d’être prometteur. Pour preuve les prix de vente des biens immobiliers n’ont pas baissé.


La pierre intéresse toujours les français, mais il préfèrent investir dans des lieux dont l'environnement est mieux protégé (Photo illustration Pixabay)
L’année 2020 aura été marqué par une crise sanitaire qui aura eu des répercussions à la fois économiques et sociales sans précédent depuis la dernière guerre mondiale. Nombre de petites entreprises, commerçants, artisans, notamment les bars, restaurants et boites de nuit, fermés depuis un an, ne se relèveront pas du passage du coronavirus SARS-CoV-2 et ses variants, entrainant avec eux des licenciements de personnel salarié. 
 
Malgré tout, « les français restent nombreux à avoir un projet immobilier », confirme le pionnier français de l'estimation immobilière en ligne Drimki. Propos confirmés par l’étude lancé par BVA qui vient de lancer, pour le compte de la plateforme d'estimation, le 6eme indicateur sur les projets immobiliers des français sur les 12 prochains mois.
 
« Malgré le contexte sanitaire actuel, les français ont toujours à cœur d’investir dans la pierre », poursuit Drimki. Selon l’indicateur de l’immobilier développé par l’estimateur en ligne et BVA : près d’1 français sur 6 a toujours un projet immobilier dans les 12 mois (17%). D’ailleurs les prix de vente des biens immobiliers n’a pas baissé. Loin de stagner, il serait même en hausse dans certaines régions, avec toutefois une légère inflexion de la courbe, selon certains experts immobiliers. Si le marché de l’immobilier tient bon, il reste néanmoins sensible à la crise économique et sociale. 
 
La crise économique que nous traversons n’aurait donc par d’impact, positif et ou négatif, sur l’intention d’achat de biens immobilier des français. Cette envie est, une nouvelle fois, partagée par les jeunes, de 25 à 34 ans, qui sont toujours 30% à déclarer avoir un projet immobilier dans les 12 mois à venir. Cette intention est également plus marquée chez les personnes appartenant aux catégories socioprofessionnelles supérieures (26%) et ayant des enfants (27%).
 
Sur le plan géographique, l’observatoire fait apparaitre que la part des personnes ayant un projet immobilier dans les 12 mois est légèrement plus importante en région parisienne avec 19% d’entre eux.
 
Mais si le désir d’acquérir un bien immobilier n’a pas changé, la crise sanitaire et économique a tout de même un impact sur les projets. « 1 français sur 2 déclare l’avoir fait évoluer en raison de la crise sanitaire que nous traversons », poursuit le site d’estimation immobilière.
 
« Cette tendance s’explique aussi par un besoin d’espace et de nature qui amène certains candidats à revoir la localisation du logement ou le type de logement qu’ils souhaitent acquérir »

 Selon ce dernier, c’est le type de logement recherché (22%) et le lieu de l’achat (21%) qui ont le plus évolué. 32% des Franciliens ayant un projet immobilier ont choisi de modifier le lieu de leur achat, tout comme 24% des personnes appartenant aux catégories socio-professionnelles supérieures.
 
« Cette tendance s’explique aussi par un besoin d’espace et de nature qui amène certains candidats à revoir la localisation du logement ou le type de logement qu’ils souhaitent acquérir », poursuit Drimki. Le prix maximal alloué a également été source de nouvelle réflexion pour 18% des Français ayant un projet immobilier, tout comme la taille du logement pour 15% d’entre eux.
 
Le choix d’acheter une résidence secondaire ne faiblit pas. 13% des personnes consultées ont l’intention d’acquérir une résidence secondaire au cours des 12 prochains mois. C’est notamment le cas pour 14% des Franciliens ayant un projet immobilier. Pour Drimki, « cette hausse peut s’expliquer par le besoin d’évasion lié à la situation sanitaire actuelle ».
 
A contrario, le souhait de changer de logement diminue de 5 points et retombe à 27%, tout comme le désir d’investir dans un bien pour le louer ensuite, qui passe de 22% en novembre
2020 à 18% en février 2021.
 
Restent les « primo-accédants » qui semblent reprendre espoir, puisque la baisse constatée en 2020, au plus fort de la crise, repart à la hausse. En effet s’ils étaient 35% à vouloir acquérir leur premier logement en 2020, ils seraient 40% à envisager de le faire dans les 12 prochains mois.  Le bout du tunnel serait surtout visible par les 25-34 ans (60% envisagent d’acquérir leur premier logement) et les revenus les plus modestes, ceux dont les revenus sont inférieurs à 2500 € mensuel. 
 
Cette évolution positive peut s’expliquer par un assouplissement des conditions d’emprunts ( augmentation de la durée et du taux d’endettement ) mises en place au début de l’année, même si les banques restent néanmoins frileuses, notamment envers les candidats qui sont actuellement en chômage partiel du à la crise sanitaire. Certaines banques envisagent même de revenir sur les durées des prêts pour ceux dont les revenus ne sont pas assurés avec la sortie de crise. 
 
* Étude réalisée par BVA pour DRIMKI (disponible sur demande), du 3 février au 4 février sur un échantillon de 900 personnes âgées de 25 ans et plus, issues d'un échantillon global de 1002 personnes représentatif de la société française âgée de 18 ans et plus.





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