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A Angers et sa communauté urbaine, la fibre optique tisse sa toile


Rédigé par le Jeudi 19 Avril 2018 à 15:41 | Lu 815 fois


Lancé en décembre 2012 par l’opérateur Orange, sur la ville d’Angers et sa communauté urbaine, le déploiement FTTH (Fiber to the home) se poursuit. Trois communes supplémentaires, Ecuillé, Soulaire-et-Bourg et Pruillé, sont désormais intégrées au programme d’investissement de l’opérateur et vont pouvoir profiter du réseau Très Haut Débit (THD) à partir de 2020.


Le point d'étape d'Orange avec de gauche à droite, J. Demois (Ecuillé), P. Jacobs (Orange), C. Béchu, président communauté urbaine et L. Lebott (Orange)
Le point d'étape d'Orange avec de gauche à droite, J. Demois (Ecuillé), P. Jacobs (Orange), C. Béchu, président communauté urbaine et L. Lebott (Orange)

Alors que le Département de Maine-et-Loire vient tout juste d’engager le déploiement de la fibre optique sur l’ensemble de son territoire, l’opérateur Orange qui avait choisi d’investir très tôt dans le Très Haut Débit, sur ses fonds propres, en collaboration avec les collectivités intéressées, a débuté les travaux fin 2012 sur Angers et sa communauté urbaine, et un peu plus tard sur une partie de la ville de Cholet et de Saumur, deux villes importantes du département.

« A ce jour plus de 70 200 foyers sur les 8 communes principales de l’agglomération, dont Angers, bénéficient du confort de débits et d’usages innovants de la fibre », a affirmé Pierre Jacobs, le Directeur d’Orange Ouest, lors d’un point d’étape organisé mi-avril. « Avec 54 % des foyers et locaux professionnels raccordés nous avons dépassé le seuil des 50 % sur les 8 premières communes. Six communes supplémentaires seront raccordées au cours de l’année 2018 ».

Créé en 1968, l’EPCI (Etablissement public de coopération intercommunale) d’Angers, appelé « District urbain », comptait 10 communes. En janvier 1994 le District urbain s'agrandit de 14 nouvelles localités suburbaines et devient le « District de l'agglomération angevine ». Il regroupe alors 27 communes totalisant 230 000 habitants. Ne cessant de s’agrandir, en fonction des souhaits des communes voisines et de l’évolution des textes concernant l’organisation territoriale de la République, et notamment la loi NOTRe, l’agglomération devient « Angers Loire Métropole »  en janvier 2015 avec notamment l’intégration de la ville des Ponts de Cé. L’agglomération compte alors 31 communes.

En Janvier 2016, la communauté d'agglomération qui compte alors 34 communes est transformée en « communauté urbaine » avec 292 691 habitants (2015). Une manne pour l'opérateur de télécommunications Orange qui compte bien acquérir de nouveaux clients pour la fourniture de services internet, même s'il autorise les autres FAI à utiliser son réseau. « Nous prenons en charge l'investissement fibre à 100% », précise Pierre Jacobs. « Les habitants de zones desservies ont toujours le choix de leur fournisseur internet. Ils peuvent garder le même s'ils en avaient déjà un, ou opter pour un autre. Ils n'ont aucune obligation de choisir Orange ».


Le très haut débit pour 80% des usagers à l'horizon 2020.

En 2001 Angers fut l'une des premières villes de France à installer, en collaboration avec le Conseil Général de l'époque, les universités et la CCI, un réseau de fibre optique dénommé le BOA (Boucle optique angevine), pour les besoins propres des institutions locale. Ce réseau d'ancienne génération était prévu pour desservir une soixante de sites : mairie, annexes, services du département, archives départementales, direction des services incendies, grandes écoles, CHU, ..., avec une différence par rapport aux technologies actuelles : la fibre arrivait en pied d'immeuble, la continuité étant assuré par un fil cuivre. Aujourd'hui, plus souple, plus facile à installer, la fibre arrive jusqu'à l'intérieur du logement de l'abonné, selon le principe du FTTH (Fiber to the home).

C'est donc un nouveau réseau que l'opérateur installe actuellement dans les communes d'Angers, Avrillé, Beaucouzé, Bouchemaine, Ecouflant, Saint Barthélemy-d'Anjou, et Trélazé, c'est à dire la première couronne de la ville. Courant 2018 six nouvelles communes s'ajouteront à celles déjà desservies : Longuenée-en-Anjou, Montreuil-Juigné, Mûrs-Erigné, Sainte Gemmes-sur-Loire, Sarrigné, Verrières-en-Anjou).

Depuis le lancement du programme de déploiement AMII (Appel à manifestation d’intention d’investissement ) en 2012, des communes se sont rattachées à la communauté urbaine. C'est le cas d'Ecuillé, Soulaire-et-Bourg, Pruillé, mais aussi Savennières. « Les trois premières communes seront traitées dans les même conditions que le dispositif contractuel AMII, à partir de 2020 », confirme Pierre Jacobs. « Pour Savennières c'est la communauté urbaine qui prendra temporairement en charge l'investissement », ajoute Christophe Béchu, Président de la communauté urbaine d'Angers. En fait Orange se chargera de raccorder en fibre optique les armoires de distribution sur lesquelles sont raccordés les abonnés. « Cette disposition provisoire permettra d'améliorer considérablement les débits », souligne le président de la communauté urbaine.

Reste le cas de l'EPCI Loire-Authion, situé à l'est d'Angers qui a rejoint la communauté urbaine d'Angers en ce début d'année. « Il y a un moment où il faut arrêter le dispositif. En plus cet EPCI avait déjà entrepris des démarches avec Anjou Numérique avant son rattachement à l'agglo », précise le président Béchu. « Leur raccordement sera donc réalisé dans le cadre du déploiement départemental ».

Si la plupart des habitants et entreprises de la communauté urbaine vont pouvoir disposer d'un accès très haut débit dans les deux ans, hors les trois communes nouvellement rattachées au dispositif AMII, Orange qui affirme avoir une année d'avance sur le planning initial, mentionne que « des travaux dans des logements plus complexes en termes d'accès ou de négociation avec les bailleurs, pourraient se poursuivre après 2020 ». Le nombre de ces logements est estimé entre 10 et 15% par Orange qui n'exclut pas de travailler avec l'opérateur choisi par Anjou Numérique (TDF), dans certains cas.




Yannick SOURISSEAU
- Web journaliste et rédacteur en chef de Ville Intelligente Mag - Formateur journalisme en ligne... En savoir plus sur cet auteur


              

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