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L'homme doit-il craindre l'Intelligence Artificielle ?


Rédigé par le Jeudi 11 Janvier 2018 à 14:28 | Lu 1223 fois


L’intelligence artificielle pourrait-elle un jour égaler, voire même dépasser, l’intelligence humaine ? A l'heure du Consumer Electronics Show de Las Vegas, où l'on présente, entre-autres, les innovations technologiques destinées au grand public, la question fait plus que jamais débat.


Etre ou ne pas être, telle est la question pour le robot, mais aussi pour l'homme (Photo Daily Geek Show)
Etre ou ne pas être, telle est la question pour le robot, mais aussi pour l'homme (Photo Daily Geek Show)

Outres les passions que déchaînent l'évolution des l'intelligence artificielle (IA) et sa possible prise prise de pouvoir sur l'espèce humaine, comme l'ont imaginé des hordes de cinéastes dans les films de science-fiction, il apparaît important de ne pas se désintéresser du sujet. Il semble donc opportun de ne pas regarder les appareils dotés d'intelligence artificielle comme de futurs ennemis à combattre, mais plutôt essayer d'en comprendre le fonctionnement, l'utilité, et ce qu'ils peuvent nous apporter à termes. Appréhender cette évolution technologique avec une vision et une intelligence collective semblent être l'approche la plus appropriée.

Toutes les inventions et révolutions industrielles et technologiques dont l'humain est à l'origine, ont deux effets. Dans un premier temps elles résolvent des problèmes et font même preuve d'une réelle efficacité, allant même jusqu'à modifier profondément notre société. Mais dans un second temps elles soulèvent de véritables interrogations qui peuvent effrayer les populations, voire entraîner un rejet total et des conflits.

Chaque nouveauté a des cotés négatifs que nous n'avons pas toujours su anticiper. A l'aune des changement sociétaux qu’entraînera invariablement la robotique, c'est justement ce qui effraye bon nombre de nos concitoyens, préférant rejeter d'emblée plutôt que d'essayer de comprendre et de chercher à s'adapter à la situation.

Notre difficulté, c'est notre manque de recul sur ce que nous créons. Nous sommes des enfants en terme de responsabilité humaine, mais nous avons des capacités technologiques d’adultes. Et les dernières technologies nous en apportent la preuve chaque jour.

L’intelligence artificielle, les Organismes Génétiquement Modifiés, les nanotechnologies..., autant de prouesses scientifiques qui pourraient finir par se retourner contre nous si nous ne pensons pas à nous investir collectivement sur le sujet.


L'Intelligence artificielle fascine autant qu'elle fait peur

L’intelligence artificielle est l'un des sujets du moment, la preuve c'est l'une des avancées dont on parle sur les stands et dans les allées du CES de Las Vegas mais aussi dans la presse populaire. l’idée que les machines puissent égaler l’homme, voire se substituer à lui dans de nombreux domaines, fascine autant qu'elle fait peur. Car l'humain a peur de perdre sa capacité d'analyse et de prise de décision.

Cette perception collective de l'innovation ne date pas d'aujourd'hui. La machine a vapeur, l'automobile, l'avion et plus près de nous les ordinateurs et internet ont fait craindre le pire à des populations entières. Elles découlent d’une tendance scientifique initiée au travers du « réductionnisme » et du «  déductionnisme », dont Spinosa et Auguste Comte, pour ne citer qu’eux, ont contribué à la structuration. Pour beaucoup la science ne fait qu'appuyer la déconstruction de l'humanité. L'apocalypse dont certains prophètes se sont fait de tout temps l'écho.

Pour ma part l’intelligence artificielle ne remplacera pas le cerveau humain, pour peu que l'homme sache en garder la maîtrise et ne se laisse pas emporter par l'idée d'aller toujours plus loin, sans en contrôler les risques. Certes l’intelligence artificielle pourra devenir conseiller financier; aider les médecins à diagnostiquer les maladies, assister les personnes invalides, aider les enseignants à prodiguer leur savoir, soutenir les conseillers d’affaires, piloter votre voiture ou votre avion, voire même donner lieu à de nouvelles formes de travail.

Reste alors l'ultime question que chacun est en droit de se poser : l’intelligence artificielle remplacera-t-elle notre cerveau ? Notre cerveau humain est capable d'avoir des sentiments, de ressentir des choses, des éléments naturels difficiles à reproduire avec un simple algorithme. Enfin, avantage indéniable, l'IA utilise des bases de donnée préparées par des humains, même si l'on peut aisément imaginer que certains robots puissent se réparer eux-mêmes ou se faire réparer par d'autres, plus spécialisés. L'homme qui garde donc une longueur d'avance va devoir faire en sorte de garder cette suprématie qui lui permet de faire en sorte que l'IA reste à son service pour lui permettre d'améliorer son quotidien, selon des règles d'éthique semblables à celles qu’on applique par exemple dans le clonage humain.  




Tony Canadas
Rédacteur Paris et sa région - Président de l'association La Ville Intelligente et Citoyenne En savoir plus sur cet auteur


              


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