La Villa Médicis d’Angers, un lieu incontournable pour les entreprises de la Tech Angevine


Rédigé par le Lundi 4 Octobre 2021 à 14:43 | Lu 1348 fois


Inaugurée en grande pompe ce vendredi 1er octobre, la villa Médicis d’Angers accueille depuis janvier 2020, la coopérative Angers French Tech, un lieu désormais emblématique où se croisent les grandes entreprises de la Tech, les financeurs et jeunes pousses à la recherche de locaux pour démarrer leur entreprise ou de lieux pour organiser des événements.


La Villa Médicis d'Angers, coté jardin, un lieu propice à la créativité, surtout en été (photo Angers French Tech)
La Villa Médicis d'Angers, coté jardin, un lieu propice à la créativité, surtout en été (photo Angers French Tech)
Siège de l’évêque d’Angers depuis plus d’un siècle, abandonné par son occupant qui souhaitait se rapprocher de la cathédrale, cette somptueuse villa qui possède un magnifique jardin à la française avec vue sur la Maine voisine et le château du Roi René, est depuis un peu plus d’une année le siège de la coopérative Angers French Tech. Bien sûr cette grosse demeure angevine n’est pas aussi somptueuse que la Villa Médicis Romaine qui abrite l’Académie de France à Rome. Mais pour une ville de la taille d’Angers cet imposant bâtiment, réhabilité pour accueillir les jeunes pousses avec tout ce qui leur permet de démarrer dans de bonnes conditions leur activité, ça fait son petit effet. Surtout que pour cette inauguration, l’artiste peintre d’origine angevine, David Roland, à l’instar des sculptures de la Villa Romaine, y avait installé ces œuvres fixées sur verre, sur les murs et les pelouses du jardin. 
 
L’objectif de cette inauguration, organisée dix mois après l’installation, crise sanitaire oblige, était l’occasion, pour Michel Perrinet, Président de la société Octave et depuis sa création de la Coopérative Angers French Tech, « était de proposer un point d’étape, dix mois après l’arrivée et un temps festif permettant d’accueillir et présenter les forces vives dans le jardin de la villa ». Même si le temps n’était pas vraiment de la partie, côté jardin, c’était aussi l’occasion de présenter la feuille de route pour les années à venir, maintenant que la crise sanitaire qui tend à se dissiper apporte plus de visibilité sur le plan économique. 
 
La Coopérative Angers French Tech avait coordonné cette petite fête avec la venue de l’AFNUM (Alliance Française des Industries du Numérique) dont le conseil d’administration est composé des représentants des plus grandes entreprises internationales de la technologie (Apple, Samsung, Amazon, Intel, IBM, Microsoft, …). Un moyen pour la ville et l’agglomération, qui travaillent sur le développement de « territoire intelligent », d'être en phase avec la filière comme n’a pas manqué de le souligner le Maire-Président, Christophe Béchu. 
 
« Construire une démarche mutualisée de marketing de bassin d’emploi et de marque employeur collective ». 

« En décidant de s’affranchir des codes et en jouant la carte du collectif, Angers French Tech, a su composer de manière originale, un modèle d’organisation et de gestion du label French Tech sur son territoire », rappelle Michel Perrinet et son équipe de gouvernance, dans le document remis aux participants. « Si les trois premières années d’existence de Coopérative ont parfois été le théâtre de d’interrogations sur la pertinence du modèle, il apparait aujourd’hui après deux années sur fond de crise sanitaire que le choix qui repose sur l’intelligence collective, était sans doute visionnaire ».
 
Si la Coopérative cherche toujours des entreprises, des mécènes et sponsors d’événements susceptibles de la soutenir, avec 100 coopérateurs et Fox Partners (souscripteurs in French…), - l’emblème d’Angers French Tech étant un petit renard rusé -, l’horizon semble s’éclaircir pour l’équipe de gouvernance. D’autant que les startups hébergées, selon les modèles d’un tiers-lieu, contribuent aussi, par leur loyer, au financement de la villa. 
 
Cette communauté technologique, désormais bien implantée à Angers, et soutenue par la municipalité en place, ne manque pas d’idées pour faire croitre sont projet et l’ancrer sur son territoire. L’inauguration a permis de présenter les trois communautés thématiques lancées par Angers French Tech :
 
  • DoctorFox, une communauté d’acteurs intéressés par les questions liées à la e-Santé et au bien-être, pilotée par Franck MILONE, CEO de DelleD-LaFleur.
  • CyberFox, une communauté centrée sur la Cybersécurité, confiée à Christophe ROUVRAIS, directeur de l’ESAIP, une école d’ingénieurs installée sur le territoire
  • RoboFox, une communauté qui s’est fixée pour objectif de faire d’Angers un territoire reconnu pour son expertise en matière d’industrie 4.0 et du harware. C’est Bruno BAILLY, président de MEREM, une société d’expertise en industrie digitale qui pilotera cette communauté.
 
La Coopérative va également s’investir, avec le soutien financier d’ATOS, une entreprise leader international de la transformation digitale, dans la mise en place d’une véritable marque de territoire. « Le besoin des entreprises locales en matière de compétence électroniques et numériques sont difficiles à satisfaire », appuie le chef de file de la coopérative. « La coopérative appuyée par son « board » d’entrepreneurs a donc décidé d’agir en proposant de construire une démarche mutualisée de marketing de bassin d’emploi et de marque employeur collective ». 
 
Il est vrai qu’Angers, ville méconnue il y a quelques années, apparait aujourd’hui comme un territoire attractif sur le plan de l’environnement, de la culture, de la scolarité, des loisirs et son positionnement géographique par rapport à Paris. Une ville à taille humaine où le « French art de vivre » n’est pas un vain mot. « Cette marque de territoire devrait permettre d’attirer les « candidats personas » grâce à une stratégie de contenu, la proposition d’un parcours d’information adapté à leur attente, afin de le convertir en candidat potentiel et l’accompagner dans sa prise de décision pour l’engager via une candidature », poursuivent les dirigeants d’Angers French Tech .  
 
A long terme, cette initiative, permettra de créer un « Lab RH Tech » pour progresser dans les enjeux propres aux métiers de la Tech afin de pouvoir retenir les talents formés sur le territoire. Vaste programme …



Yannick SOURISSEAU
- Web journaliste et rédacteur en chef de Ville Intelligente Mag - Formateur journalisme en ligne... En savoir plus sur cet auteur


              

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