La compétence, maillon critique de la transformation numérique
La diffusion rapide des technologies a imposé un vocabulaire nouveau bien avant d’en stabiliser la compréhension. « Données », « informatique en nuage », « intelligence artificielle » ou « automatisation » recouvrent des réalités très différentes selon les secteurs, les métiers et les niveaux de responsabilité. Pour un décideur, un agent public, un cadre administratif ou un collaborateur généraliste, ces notions demeurent parfois abstraites alors même qu’elles orientent désormais des choix d’investissement, d’organisation et de service.
Or l’imprécision des termes peut produire des effets très concrets : acquisition d’outils insuffisamment adaptés, dépendance envers quelques experts, usages non encadrés ou difficulté à mesurer la valeur réelle d’un projet. La fracture numérique ne sépare donc plus seulement les organisations équipées de celles qui ne le sont pas. Elle distingue progressivement celles qui savent traduire la technologie en usages maîtrisés de celles qui restent dépendantes d’un langage et de systèmes qu’elles comprennent imparfaitement.
Les analyses conduites à l’échelle européenne confirment l’écart persistant entre la diffusion des outils et leur appropriation effective : en 2025, seuls 60 % des Européens âgés de 16 à 74 ans disposaient de compétences numériques au moins élémentaires, soit vingt points de moins que l’objectif fixé par l’Union européenne à l’horizon 2030. Cet indicateur couvre non seulement l’usage des équipements mais aussi le traitement de l’information et des données, la communication, la création de contenus, la sécurité et la résolution de problèmes.
À cet égard, l’intelligence artificielle constitue moins une exception qu’un révélateur. Depuis le 2 février 2025, l’article 4 du règlement européen sur l’intelligence artificielle prévoit que les fournisseurs et les organismes qui déploient ces systèmes doivent veiller à assurer un niveau suffisant de maîtrise de l’IA parmi les personnes concernées. Le dispositif doit tenir compte de leurs connaissances, du contexte d’utilisation et des risques susceptibles d’en résulter. Cette exigence concerne expressément les secteurs privés comme publics.
La diffusion rapide des technologies a imposé un vocabulaire nouveau bien avant d’en stabiliser la compréhension. « Données », « informatique en nuage », « intelligence artificielle » ou « automatisation » recouvrent des réalités très différentes selon les secteurs, les métiers et les niveaux de responsabilité. Pour un décideur, un agent public, un cadre administratif ou un collaborateur généraliste, ces notions demeurent parfois abstraites alors même qu’elles orientent désormais des choix d’investissement, d’organisation et de service.
Or l’imprécision des termes peut produire des effets très concrets : acquisition d’outils insuffisamment adaptés, dépendance envers quelques experts, usages non encadrés ou difficulté à mesurer la valeur réelle d’un projet. La fracture numérique ne sépare donc plus seulement les organisations équipées de celles qui ne le sont pas. Elle distingue progressivement celles qui savent traduire la technologie en usages maîtrisés de celles qui restent dépendantes d’un langage et de systèmes qu’elles comprennent imparfaitement.
Les analyses conduites à l’échelle européenne confirment l’écart persistant entre la diffusion des outils et leur appropriation effective : en 2025, seuls 60 % des Européens âgés de 16 à 74 ans disposaient de compétences numériques au moins élémentaires, soit vingt points de moins que l’objectif fixé par l’Union européenne à l’horizon 2030. Cet indicateur couvre non seulement l’usage des équipements mais aussi le traitement de l’information et des données, la communication, la création de contenus, la sécurité et la résolution de problèmes.
À cet égard, l’intelligence artificielle constitue moins une exception qu’un révélateur. Depuis le 2 février 2025, l’article 4 du règlement européen sur l’intelligence artificielle prévoit que les fournisseurs et les organismes qui déploient ces systèmes doivent veiller à assurer un niveau suffisant de maîtrise de l’IA parmi les personnes concernées. Le dispositif doit tenir compte de leurs connaissances, du contexte d’utilisation et des risques susceptibles d’en résulter. Cette exigence concerne expressément les secteurs privés comme publics.
La formation, une infrastructure d’adaptation
Dès lors, la formation ne peut plus être conçue comme la dernière étape d’un projet numérique mais intervient au contraire dès la définition des usages : quels besoins faut-il couvrir, quelles données peuvent être mobilisées, quels risques doivent être anticipés et quelles compétences doivent être réparties entre les équipes ?
Le droit français s’inscrit dans cette logique de continuité entre évolution des activités et évolution des savoir-faire. L’article L. 6321-1 du Code du travail relie ainsi la capacité à exercer durablement un emploi aux transformations des métiers, des technologies et des organisations. L’intérêt de ce cadre tient moins à sa dimension contraignante qu’au principe qu’il consacre : aucune transformation ne peut produire durablement ses effets sans un accompagnement des compétences.
Dès lors, la formation ne peut plus être conçue comme la dernière étape d’un projet numérique mais intervient au contraire dès la définition des usages : quels besoins faut-il couvrir, quelles données peuvent être mobilisées, quels risques doivent être anticipés et quelles compétences doivent être réparties entre les équipes ?
Le droit français s’inscrit dans cette logique de continuité entre évolution des activités et évolution des savoir-faire. L’article L. 6321-1 du Code du travail relie ainsi la capacité à exercer durablement un emploi aux transformations des métiers, des technologies et des organisations. L’intérêt de ce cadre tient moins à sa dimension contraignante qu’au principe qu’il consacre : aucune transformation ne peut produire durablement ses effets sans un accompagnement des compétences.
Une grande école historique au service des professionnels
C’est précisément à cette articulation entre expertise technologique et besoins métiers que se situe l’offre de formation continue de l’Efrei. Fondée en 1936, la grande école mobilise ses compétences en informatique, cybersécurité, données, intelligence artificielle, informatique en nuage, développement logiciel et systèmes embarqués au bénéfice des entreprises, des administrations et des collectivités.
Nicolas MATTI, directeur de la formation continue, précise le contenu de cette activité qu’il semble heureux de piloter : « plus de 300 modules, des formations courtes, des programmes sur mesure, des dispositifs de reconversion et de validation des acquis de l’expérience, ainsi que des parcours certifiants ou diplômants pouvant atteindre le niveau bac +5 ».
Mais la diversité du catalogue ne constitue qu’une partie de la réponse. « Nous savons proposer du contenu standardisé, mais notre véritable valeur ajoutée réside ailleurs : elle tient dans notre capacité à contextualiser chaque formation à partir de cas d’usage réels », souligne Nicolas MATTI. Pour cela, l’Efrei mobilise conjointement ses experts et enseignants-chercheurs, les travaux de ses research labs, son réseau d’alumni présent dans de nombreux secteurs d’activité et les consultants-formateurs qui interviennent quotidiennement en entreprise. Chaque besoin peut ainsi être traité comme un projet à part entière, selon une démarche agile, au plus près des réalités rencontrées par les organisations.
Surtout, les enseignements dispensés s'appuient sur des situations professionnelles concrètes : expérimentations, mises en pratique et cas d’usage adaptés aux missions des participants. Il ne s’agit donc pas d’enseigner une technologie pour elle-même mais de permettre aux équipes de l’intégrer à leurs responsabilités, à leurs processus et aux services qu’elles rendent.
Cette capacité d’adaptation permet également d’intégrer rapidement des sujets encore émergents dans les catalogues de formation continue. RAG (retrieval-augmented generation), architectures agentiques, vibe coding ou encore shadow AI illustrent la vitesse à laquelle de nouveaux usages apparaissent et imposent aux organisations de faire évoluer leurs compétences presque en temps réel.
La question ne relève d’ailleurs plus uniquement de la maîtrise technique. Gouvernance de l’intelligence artificielle, souveraineté des données, frugalité énergétique des modèles ou approche Zero Trust en cybersécurité engagent désormais directement la responsabilité des organisations. L’articulation entre numérique et droit prend ainsi une place croissante dans les parcours, notamment à travers les travaux menés par l’Efrei avec l’Université Panthéon-Assas, afin d’intégrer les dimensions juridiques et réglementaires qui accompagnent les déploiements technologiques.
C’est précisément à cette articulation entre expertise technologique et besoins métiers que se situe l’offre de formation continue de l’Efrei. Fondée en 1936, la grande école mobilise ses compétences en informatique, cybersécurité, données, intelligence artificielle, informatique en nuage, développement logiciel et systèmes embarqués au bénéfice des entreprises, des administrations et des collectivités.
Nicolas MATTI, directeur de la formation continue, précise le contenu de cette activité qu’il semble heureux de piloter : « plus de 300 modules, des formations courtes, des programmes sur mesure, des dispositifs de reconversion et de validation des acquis de l’expérience, ainsi que des parcours certifiants ou diplômants pouvant atteindre le niveau bac +5 ».
Mais la diversité du catalogue ne constitue qu’une partie de la réponse. « Nous savons proposer du contenu standardisé, mais notre véritable valeur ajoutée réside ailleurs : elle tient dans notre capacité à contextualiser chaque formation à partir de cas d’usage réels », souligne Nicolas MATTI. Pour cela, l’Efrei mobilise conjointement ses experts et enseignants-chercheurs, les travaux de ses research labs, son réseau d’alumni présent dans de nombreux secteurs d’activité et les consultants-formateurs qui interviennent quotidiennement en entreprise. Chaque besoin peut ainsi être traité comme un projet à part entière, selon une démarche agile, au plus près des réalités rencontrées par les organisations.
Surtout, les enseignements dispensés s'appuient sur des situations professionnelles concrètes : expérimentations, mises en pratique et cas d’usage adaptés aux missions des participants. Il ne s’agit donc pas d’enseigner une technologie pour elle-même mais de permettre aux équipes de l’intégrer à leurs responsabilités, à leurs processus et aux services qu’elles rendent.
Cette capacité d’adaptation permet également d’intégrer rapidement des sujets encore émergents dans les catalogues de formation continue. RAG (retrieval-augmented generation), architectures agentiques, vibe coding ou encore shadow AI illustrent la vitesse à laquelle de nouveaux usages apparaissent et imposent aux organisations de faire évoluer leurs compétences presque en temps réel.
La question ne relève d’ailleurs plus uniquement de la maîtrise technique. Gouvernance de l’intelligence artificielle, souveraineté des données, frugalité énergétique des modèles ou approche Zero Trust en cybersécurité engagent désormais directement la responsabilité des organisations. L’articulation entre numérique et droit prend ainsi une place croissante dans les parcours, notamment à travers les travaux menés par l’Efrei avec l’Université Panthéon-Assas, afin d’intégrer les dimensions juridiques et réglementaires qui accompagnent les déploiements technologiques.
En définitive, la maîtrise numérique d’une organisation ne se mesure pas seulement à la modernité de ses équipements. Sans compétences partagées, les technologies s’imposent aux organisations, avec elles, les organisations reprennent la main. C’est précisément cette capacité à transformer la complexité numérique en action concrète, souveraine et durable que l’Efrei met aujourd’hui à leur portée.





