- Une journée au bureau coûte désormais 25 € en moyenne aux salariés hybrides, contre 9 € à domicile, soit 16 € d’écart par jour ;
- 75 % des salariés utilisent ou ont déjà expérimenté l’IA au travail, mais 29 % des utilisateurs ont recours à des outils non approuvés par leur employeur ;
- Si la flexibilité leur était retirée, 19 % resteraient mais seraient moins heureux et 15 % seraient moins disposés à fournir des efforts supplémentaires ;
- Enfin, près d’un salarié sur deux (47 %) pense que son employeur surveille son activité et 78 % réclament davantage de transparence sur ces pratiques.
La flexibilité devient une composante à part entière de la rémunération
La flexibilité n’est plus seulement un avantage apprécié des salariés : elle entre désormais directement dans l’équation financière d’un emploi. Si le salaire reste leur première priorité (87 %), les horaires flexibles sont l’avantage le plus attractif chez un employeur potentiel (40 %), devant la semaine de quatre jours (33 %). Les salariés français sont même prêts à renoncer, en moyenne, à 6,7 % de leur salaire pour bénéficier d’horaires flexibles, et autant pour travailler quatre jours par semaine. Plus radical encore : 41 % refuseraient une offre d’emploi ne proposant pas d’horaires flexibles.
Cette valeur accordée à la flexibilité s’explique aussi concrètement par le coût du présentiel. Pour un salarié hybride, une journée au bureau coûte désormais 25 € en moyenne, contre 23 € en 2025 et seulement 9 € pour une journée à domicile. Soit une différence de 16 € par jour qui, à l’heure où le pouvoir d’achat reste au cœur des préoccupations, donne une nouvelle dimension aux arbitrages entre bureau et télétravail. Les salariés cherchent parallèlement à reprendre la main sur l’organisation même de leurs journées : 51 % se disent intéressés par le « microshifting », qui consiste à répartir son travail en plusieurs plages horaires non linéaires selon ses contraintes personnelles, son énergie ou ses moments de plus grande productivité.
Retour au bureau : le risque du désengagement silencieux
Les salariés ne rejettent pourtant pas le bureau. 94 % pourraient être convaincus de s’y rendre davantage avec les bonnes incitations. Une meilleure rémunération arrive en tête (45 %), devant la possibilité de choisir ses jours de présence (32 %), les repas et boissons gratuits ou subventionnés (24 %) et un trajet domicile-travail plus court (24 %). En revanche, imposer davantage de présentiel pourrait avoir un effet moins visible qu’une vague de départs : le désengagement. Si leur flexibilité leur était retirée, 19 % resteraient mais seraient moins heureux et 15 % resteraient en étant moins disposés à fournir des efforts supplémentaires. 28 % commenceraient à chercher un emploi offrant davantage de flexibilité et 10 % démissionneraient. Un signal à prendre au sérieux alors que 35 % des salariés déclarent déjà que leur stress professionnel a augmenté depuis l’année dernière.
L’IA s’installe au travail plus vite que les règles qui l’encadrent
L’autre bouleversement majeur est technologique. Trois salariés français sur quatre (75 %) utilisent ou ont déjà expérimenté l’intelligence artificielle au travail, contre 66 % en 2025. Plus de la moitié (53 %) estiment qu’elle les rend plus productifs et leur permet d’accomplir davantage de tâches, tandis que 48 % déclarent qu’elle renforce leur confiance dans leur capacité à faire leur travail. Mais les usages progressent plus rapidement que leur encadrement. Parmi les utilisateurs de l’IA, 29 % reconnaissent utiliser des outils qui ne sont pas officiellement approuvés par leur employeur, tandis que seulement 46 % des salariés indiquent que leur entreprise encourage ou impose activement l’utilisation de l’IA. Cette « shadow AI » place les entreprises face à un nouvel enjeu : encadrer et accompagner des usages déjà bien installés, sans freiner les gains de productivité qu’ils permettent.
Surveillance des salariés : la confiance sous tension
À mesure que le travail devient plus flexible et technologique, une autre question s’impose : celle de la confiance. 47 % des salariés pensent que leur employeur surveille leur activité, qu’il s’agisse de leurs heures de connexion et de déconnexion, du nombre de réunions auxquelles ils participent ou encore de leur utilisation du clavier. Une pratique qui suscite une forte demande de transparence : 78 % estiment que les employeurs devraient être légalement tenus de signaler l’utilisation d’outils de surveillance. Le paradoxe est révélateur : les entreprises demandent davantage d’autonomie à leurs collaborateurs tout en disposant de moyens toujours plus nombreux pour mesurer leur activité. Dans le même temps, les managers reconnaissent eux-mêmes les bénéfices des nouvelles organisations du travail : 53 % estiment que le travail hybride ou à distance a rendu leurs équipes plus productives.
En réunion hybride, la technologie reste le maillon faible
Reste un obstacle très concret : la qualité de l’expérience technologique. 73 % des salariés rencontrent des retards liés à des problèmes techniques lors des réunions hybrides, qui mettent en moyenne près de cinq minutes à démarrer.
Échos ou distorsions du son (67 %), difficultés à entendre tous les participants (67 %) ou à prendre part à la conversation (63 %) continuent de rythmer le quotidien des réunions hybrides. Or, 76 % des salariés considèrent désormais l’accès à des technologies performantes comme un critère professionnel important. Pour les entreprises, l’enjeu n’est donc plus simplement d’autoriser le travail hybride, mais de rendre cette organisation réellement efficace, quel que soit l’endroit depuis lequel les collaborateurs travaillent.
« En dix ans, le débat autour du travail hybride a profondément évolué. La question n’est plus simplement de savoir combien de jours les salariés doivent passer au bureau, mais de leur donner les conditions nécessaires pour être performants, engagés et connectés, où qu’ils travaillent. La flexibilité fait désormais partie intégrante de ce que les salariés attendent de leur employeur, au même titre que la rémunération ou les avantages sociaux. Dans le même temps, l’adoption rapide de l’IA et le développement des outils de surveillance imposent aux entreprises de trouver un nouvel équilibre entre technologie, autonomie et confiance. Une politique hybride efficace doit donc aller de pair avec des outils fiables, une gouvernance claire et une expérience de collaboration réellement inclusive. »
Frank Weishaupt, CEO d’Owl Labs
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À propos d’Owl Labs
Owl Labs est une entreprise pionnière dans le développement de solutions de visioconférence à 360° intégrant l’intelligence artificielle, destinées aux organisations hybrides. Son écosystème de dispositifs connectés et son logiciel propriétaire Owl Intelligence System™ contribuent à rendre les réunions plus inclusives et collaboratives, en équilibrant l’expérience entre participants à distance et en présentiel. La gamme Meeting Owl® constitue la première solution tout-en-un intégrant caméra, microphone et haut-parleur à 360°, connectée en Wi-Fi et capable de focaliser automatiquement l’attention sur les intervenants. Basée à Boston, Owl Labs a levé 47 millions de dollars et s’appuie sur des équipes réparties à l’international. Pour en savoir plus : www.owllabs.fr .







