MEMORIA PUBLICA : Lutter contre l'amnésie administrative des collectivités


Rédigé par le Mardi 9 Juin 2026 à 12:29

MEMORIA PUBLICA – Une nouvelle société au service de la mémoire administrative des collectivités, imaginée et fondée par Vincent de Santis et Emmanuel Chochoy pour aider au pilotage des politiques publiques de demain.


La société MEMORIA PUBLICA est une création récente dont la légitimité, en revanche, s'ancre dans un long processus : des années d'écoute attentive de responsables publics, un travail continu d'innovation méthodologique, et un projet de recherche académique et de développement informatique conduit avec l'Université de Reims Champagne-Ardenne.
 
MEMORIA PUBLICA est née d'une haute idée de l'intérêt général et de la chose politique, réalités vivantes, imprégnées de complexités sémantiques et de subjectivité, à l'image des individus et des collectifs qu'elle sert et encadre.

Elle tire sa substance de ce que les acteurs publics nous confient depuis de longues années :
 
  • la difficulté à gérer des projets sur le long terme, des politiques publiques, ou des projets d’aménagement, au gré des alternances et des changements de vision qu’elles emportent ;
  • la complexité à mener des actions transversales dans des organisations trop souvent silotées ;
  • la perte de savoir-faire et de la connaissance fine des territoires et de leurs acteurs du fait de réorganisation ou du départ d’un agent ;
  • des projets d’infrastructures relancés plusieurs fois, sur un mode, puis un autre, et à chaque fois des études souvent redondantes qui repartent à zéro, engageant d’importants délais et couts de prestation ;
  • des corpus d'études de toute nature (économiques, juridiques, architecturales, environnementales, techniques) condamnés à devenir autant de documentation fossile
  • les réponses aux appels d’offres non attribués à des candidats perdant et qui pourtant avaient étudiés des solutions, proposés des innovations, de très bonnes idées qui deviennent lettres mortes.
 
Ces ensembles représentent une masse considérable de production intellectuelle dont la mémoire repose sur un petit nombre d'agents, celles et ceux qui ont directement géré le projet ou l'appel d'offre. Cette amnésie atteint l'histoire même du territoire, telle qu'elle s'écrit dans les concertations, les délibérations, les communications politiques et les travaux des assemblées. Là encore, la mémoire ne tient qu'à quelques individus et s'évanouit au premier changement de majorité.
 
Force est également de constater combien le stress de nos décideurs publics est une réalité. Trop souvent, les situations d’urgence les conduisent à bouleverser leur agenda. Ils interviennent aux quatre coins de leur territoire, dans des contextes différents, et l'on attend d'eux, à chaque reprise, compréhension, maîtrise du sujet et pertinence de la réponse. En situation de crise, la réponse à chaud se doit d’être immédiate, avisée et argumentée face à la propagation de contre-vérités. Autant d’actions qui peuvent procéder d’un numéro d’équilibriste sans assise solide et documentée. Ces difficultés s'aggravent dans un contexte de raréfaction des ressources publiques, d'imprévisibilité croissante et de multiplication des contre-vérités.
 
Un brouillard s'installe, qu'entretient l'usage d'IA génératives incapables de traiter les finesses subjectives du discours public. Par nécessité, nombre de décideurs en viennent à prescrire une sobriété numérique et intellectuelle, voire à interdire toute nouvelle commande d'études, pour préserver les finances de la collectivité.
 
C'est de l'ensemble de ces réalités vécues que nous avons nourri la conception de MEMORIA PUBLICA. L'ambition est de renforcer et de sécuriser l'exercice des politiques publiques, en préservant, exploitant et transmettant la mémoire institutionnelle pour en faire un terreau fertile. Les attentes que nous avons recueillies se synthétisent en quatre axes : 
 
  • Capitaliser sur la mémoire institutionnelle pour gagner en efficacité,
  • Piloter les politiques publiques en cohérence avec les obligations et les engagements,
  • Révéler et valoriser l’attractivité de votre territoire,
  • Maitriser la communication et l’influence politique.
 
En outre, cette proposition n’est pas destructrice d’emploi, comme trop souvent, mais permet l’implication des agents, selon les disponibilités de la collectivité au profit d’une forte création de valeur.
 
MEMORIA PUBLICA a atteint sa maturité au terme du développement d'une approche résolument novatrice. Elle se distingue fondamentalement des IA génératives et apporte des réponses concrètes aux questions, incertitudes et craintes que celles-ci suscitent. Elle est le fruit de trois années de recherche académique et de développement, notamment au travers d’une thèse, articulant travaux méthodologiques, modélisation mathématique et ingénierie informatique.
 
L'enjeu n'est pas de rechercher un consensus absolu et de courir après un « gold label » qui n'existe pas, mais de franchir le mur invisible du traitement automatique du langage. Pour cela, il est nécessaire de traiter efficacement et sobrement les données subjectives, ce que ne font pas les IA. La richesse sémantique du message, les désaccords qui s’expriment, la pluralité d’interprétation légitime à toute conscience humaine, les éléments descriptifs sans intérêt et pourtant majoritaires, deviennent alors des éléments clef dans le processus de traitement de l’information.
 
Avant tout traitement statistique par une IA, découper finement les données d’entrée, les catégoriser avec méthode, en somme les tamiser a priori, produit le meilleur système d’équilibres pour peser et soupeser, le descriptif, l’objectif et le subjectif. Ainsi MEMORIA PUBLICA permet-elle d'approcher au plus près la vérité sur les questions sociales et politiques soumises à l'analyse.
 
Le concept et ces méthodes sont décrits dans le livre MSMKC, ainsi que dans la thèse Beyond Black-Box Labels: Interpretable Criteria for Diagnosing Subjective NLP Tasks
 
La chose publique est vivante, biologique, culturelle, pas toujours rationnelle, d’où la nécessité de prendre le sujet différemment des approches des IA dites « systématiques ». Elles puisent leurs analyses dans des bases de connaissance volumineuses et « bruyantes », où l'histoire politique et infrastructurelle d’un territoire ne pèse pas son vrai poids, et où les dissonances et discordances vécues n'ont aucune voix.
 
MEMORIA PUBLICA met en œuvre une méthodologie hybride, combinant une méthode mathématique de traitement des données scientifiques, techniques et subjectives, un agrégateur innovant de modèles de langage, un haut niveau de cybersécurité, des expertises métiers et un dispositif de formation. Cette innovation, Hnoosia, permet de passer d'une logique de stockage statique à un réemploi dynamique de la connaissance, au sein d'une base sécurisée dotée de mécanismes d'actualisation et de détection de l'obsolescence.

MEMORIA PUBLICA : Lutter contre l'amnésie administrative des collectivités

En somme, MEMORIA PUBLICA corrige une amnésie structurelle, permet une sobriété intellectuelle et un pilotage augmenté de vos politiques publiques.
 
MEMORIA PUBLICA est portée par deux associés qui se connaissent et s'apprécient de longue date. Ensemble, ils incarnent une synthèse rare : d'un côté, une connaissance approfondie de la chose publique, du conseil d'intérêt général et de la communication ; de l'autre, la recherche académique et méthodologique appliquée aux usages, à l'informatique et à l'intelligence artificielle.


Emmanuel Chochoy est un expert des méthodes de modélisation des comportements humains et de l’IA. Après plusieurs expériences dans la fibre commerciale au sein d’entreprises de haute technologie, il a fondé la société Chochoy Conseil en 2019, puis sur une idée très innovante, le label Smart City Galaxy, qui est aujourd’hui devenu une référence dans le monde de la smart city.
Vincent de Santis a construit sa carrière en trois temps : l'industrie des systèmes de transport, l'ingénierie des transports, puis, depuis vingt ans, la direction de sociétés de conseil d'intérêt général et de communication auprès d’acteurs publics, et d'expertise culturelle et touristique.
 
Quelques mots des fondateurs :
 
Le lancement officiel de l'offre commerciale de MEMORIA PUBLICA aura lieu lors du Congrès Smart City Galaxy de Lyon, le 25 juin.
 
Il s’agit d’une offre adaptable, tant aux besoins, qu’aux contextes de votre organisation :
  • Pour la mise en œuvre de l’outil, ce sera soit un service externalisé, soit le logiciel sera installé sur vos machines, (presque) toutes les configurations sont possibles.
  • Pour la mise en œuvre des services : collecte, exploitation, nous vous proposerons toujours d’y affecter des fonctionnaires, répartissant ainsi les couts et réduisant cette partie significative de la charge d’usage. En revanche, et avec nos partenaires nous saurons toujours garantir l’intégralité des prestations.
  • Sur le plan informatique, MEMORIA PUBLICA est par nature frugale : le faible volume de données raffinées soumises à l'IA génère un nombre réduit de tokens à acquérir, et donc des coûts maîtrisés.
 
Il s'agit donc d'une offre particulièrement modulable, adossée à une structure de coûts simple et lisible.


Reynald WERQUIN
Consultant Sénior Smart-City Fondateur et Directeur de la Publication VilleIntelligente-MAG En savoir plus sur cet auteur


              


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