Semaine de la mobilité : osons l’intermodalité !


Rédigé par le Vendredi 2 Septembre 2022 à 10:30

Organisée chaque année du 16 au 22 septembre, la Semaine européenne de la mobilité a pour objectif d’inciter les citoyens et les collectivités, dans de nombreux pays européens, à opter pour des modes de déplacements plus durables. L’édition 2022 aura pour thème : « pour de meilleures connexions, combinez les mobilités ! ». L’occasion de prendre conscience et de s’impliquer.


Auto, tramway, vélo ... la carte de la complémentarité plutôt que la concurrence (Photo d'illustration Adobe Stock)
Auto, tramway, vélo ... la carte de la complémentarité plutôt que la concurrence (Photo d'illustration Adobe Stock)
Pour sa 21éme édition, la semaine de la mobilité qui démarre le 16 septembre mettra à l’honneur l’intermodalité. Notion peu connue du grand public et pourtant essentielle pour imaginer les villes durables de demain, l’intermodalité désigne l’utilisation successive de deux ou plusieurs modes de transports au cours d’un même déplacement. C’est le cas du voyageur du voyageur qui prend sa voiture, ou le train Intercités pour accéder à la ville et qui poursuit son trajet en tramway, pour le terminer à vélo, en trottinette ou a pied. Un principe de déplacement adapté au terrain, qui n’impacte pas ou peu l’environnement de la ville.
 
A l’échelle de l’Union européenne, l’intermodalité est un moyen d’intégrer tous les réseaux de transports européens.
 
Selon le Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires qui assure la promotion de cette semaine de la mobilité : « l’intermodalité est un élément clé dans l’organisation et l’avènement d’une nouvelle mobilité urbaine plus durable ». Son développement permet de démultiplier les moyens de déplacement des usagers, d’assurer une meilleure continuité de service et d’améliorer les conditions de leurs trajets avec notamment une meilleure gestion des flux et surtout une utilisation plus rationnelle de la voiture. « Une politique intermodale permet de renforcer la compétitivité des territoires et l’attractivité des villes », appuie le Ministère. 
 

L’intermodalité combine plusieurs enjeux...

En premier lieu, un enjeu économique, en optimisant l’offre de transport. Les services de mobilités apparaissent alors plus viables car ils sont déployés selon leurs domaines de pertinence, sans se faire concurrence et rationnalisant les infrastructures. 
 
Sur le plan social, l’intermodalité permet de garantir pour tous le droit au transport introduit dans la loi d’orientation des mobilités. De fait, l’intermodalité entraine la multiplication des possibilités de desserte sur tout le territoire à un coût souvent plus avantageux que celui de la voiture particulière, dont les coûts sont liés aux carburant. 
 
Troisième enjeu et non des moindre :  la protection de l’environnement et de la santé. L’intermodalité permet d’utiliser des modes de déplacement plus écologiques et moins émetteurs de gaz à effet de serre. Elle offre la possibilité aux usagers de se détourner du modèle « tout voiture » en se reportant sur des modes alternatifs sur une partie ou sur l’intégralité de leurs trajets. 
 
Ce report permet de rééquilibrer les zones urbaines en réduisant l’espace utilisé les voitures particulières, dont le conducteur est souvent seul, en le réattribuant à d’autres usages notamment les mobilités douces comme le vélo ou la marche. Ce choix, adopté par de nombreuses villes, permet aussi de récupérer de l’espace perméable et des espaces verts, le vélo ou la marche ne nécessitant pas des espaces bitumés.
 
Mais pour être vraiment opérationnelle et utilisable par les usagers, l’intermodalité doit s’appuyer sur des outils, avec par exemple des pôles d’échanges multimodaux, c’est-à-dire un regroupement de tous les modes de transport en un même lieu, à l’exemple d’un nœud ferroviaire. 
 
Le développement d’applications digitales est aussi un outil important puisqu’il permet d’informer les usagers des possibilités offertes en matière de déplacement, en combinant les moyens et en optimisant les trajets. L’application de la RATP, combine pas exemple les trajets rails route, afin d’offrir à l’usager la meilleure expérience en matière de trajet, selon les besoins de l’utilisateur et sa destination. Une offre qu’il serait nécessaire de compléter avec les offres deux-roues non motorisées ou électrique à l’arrivée de l’usager. Un moyen de jouer complètement la carte de l’intermodalité. 
 
Les particuliers, collectivités, établissements publics, entreprises, associations peuvent soumettre et partager des initiatives de mobilité durable à cette occasion (animations pour la promotion de mobilités douces, défis mobilités durables, évènements de sensibilisation).
 
Tous les projets qui assurent la promotion des transports interconnectés, sûrs et durables sont éligibles. Rendez-vous est donné sur la plateforme dédiée www.mobilityweek.eu  pour s’inscrire. Enfin les collectivités, établissements publics, établissements scolaires, entreprises, associations… peuvent candidater aux trophées annuels de la mobilité urbaine durable. 
 




Yannick SOURISSEAU
- Web journaliste et rédacteur en chef de Ville Intelligente Mag - Formateur journalisme en ligne... En savoir plus sur cet auteur


              


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